Des réseaux et un centre de ressources agricole et rural

   

Une nouvelle ambition pour la PAC portée par les collectifs


L’indispensable transition du modèle agricole ne peut reposer simplement sur un saut technologique, elle induit une transformation profonde des métiers de l'agriculture. Réussir cette mutation nécessite de miser prioritairement sur l’accompagnement des collectifs locaux en marche vers une agriculture plus durable...

C’est avec cet objectif que les réseaux Trame, Civam et Cuma font des propositions pour la nouvelle PAC et notamment sur les dispositifs d’accompagnement et d’expérimentation. Des transformations appellent des réponses multiples qui seront plus pertinentes si elles sont élaborées par des collectifs d’agriculteurs et de ruraux.

CRDA BocageLes collectifs d’agriculteurs, des laboratoires d’innovation
La transition du modèle agricole vers l’agro-écologie va au-delà de repérer, proposer, expertiser, valider de nouveaux systèmes biotechniques performants. Être agriculteur est un métier complet. Il ne suffit pas de produire des matières premières, il faut aussi être éclairé en agronomie, en mécanique, en construction, en comptabilité, en gestion, en vie collective et locale… Répondre aux attentes sociales en matière de qualité des produits, d’emploi, de relocalisation de l’alimentation, répondre aux défis du changement climatique et de la protection de l’environnement de manière générale impose une profonde transformation des métiers de l’agriculture, qui ne va pas de soi, loin s’en faut.

Dans ce contexte où il faut inventer de multiples solutions et non diffuser de manière uniforme, les collectifs locaux constituent autant de laboratoires d’innovations sociales, organisationnelles et techniques adaptées à chaque terroir.

Les propositions de Trame, Réseau Civam et FNCuma

  • Que la PAC accorde une place privilégiée aux collectifs de développement agricole qui veulent travailler à la transition agro-écologique dans un esprit de développement durable et donc en prenant en compte l’ensemble du système d’exploitation. Pour cela la PAC doit donner les moyens à ces groupes de vivre en étant animés.
  • Mettre en place deux dispositifs d’accompagnement des collectifs :
    • des mesures d’accompagnement à destination des collectifs d’agriculteurs formalisés au travers d’une personne morale ;
    • un chèque innovation pour les agriculteurs engagés dans des collectifs.
  • Donner un droit à l’expérimentation aux collectifs d’agriculteurs, qui permettrait, dans des conditions encadrées, aux agriculteurs du groupe de déroger à certaines normes et règlementations pour mener leur expérimentation.

Ces propositions pourront s’inscrire dans un contrat de transition agro-écologique et territorial.

 

Découvrez les différentes propositions formulées par Trame, la FNCuma et Réseau Civam pour une meilleure reconnaissance des collectifs agricoles dans la prochaine PAC



Accompagnement
et PAC


Investissements
et PAC


M(T)AEC systèmes
et PAC

Positionnement commun
PAC ONVAR
"agriculture de groupe"

 

 

 

A propos de TRAME
Tête de Réseaux qui accompagne des collectifs d’agriculteurs et de salariés agricoles vers la triple performance, explore de nouvelles activités et favorise l’échange et informe. 5 Réseaux adhérents et 35 000 personnes

A propos de la FNCUMA
Réseau fédératif des Cuma de France (Coopératives d'Utilisation de Matériel Agricole) au service de l’agriculteur et de son autonomie, qui développent au-delà de la mécanisation, des projets territoriaux. 12 000 coopératives de proximité, 1 agriculteur sur 2, et un réseau de 75 fédérations dédiées à l’accompagnement.

A propos de Réseau CIVAM
logo civamStructure nationale des Centres d’initiatives pour la valorisation de l’agriculture et du milieu rural qui accompagne 140 collectifs, 13 000 paysans et acteurs du monde rural engagés dans la transition des modes de production agricole et alimentaire et dans la promotion des dynamiques territoriales.

De quels collectifs s’agit-il ?

Les agriculteurs impliqués dans des groupes organisés jouent un rôle décisif pour répondre aux attentes de la société et relever de nouveaux défis. L’agriculture de groupe est définie ainsi dans la proposition de loi n°1994 soumise à l’Assemblée Nationale le 5 juin 2019 : « L’agriculture de groupe est définie par des collectifs, implantés sur un territoire à taille humaine, composés d’une majorité d’agriculteurs, lesquels ont pour vocation la mise en commun de façon continue et structurée de connaissances, ainsi que de ressources humaines et matérielles. Ce sont des personnes morales qui poursuivent un but d’utilité sociale ou d’intérêt général. Ils s’appuient sur une gouvernance démocratique, collégiale et contractuelle, fondée sur un droit égal de vote pour chacun des cocontractants ». Selon cette même proposition de loi, ces collectifs poursuivent un but d’utilité sociale et d’intérêt général et sont au service de la triple performance économique, sociale et environnementale.