Des réseaux et un centre de ressources agricole et rural

Actualités du réseau Geda


 

L’herbe, une valeur ajoutée pour les exploitations
FDGeda des Ardennes

La FDGeda des Ardennes, la FDCuma et la Chambre d’agriculture ont organisé conjointement une journée de démonstrations sur le thème de l’herbe.

370 visiteurs, dont 200 exploitants agricoles et 170 élèves de 5 établissements (MFR de Stenay, Lycées agricoles de Rethel et Saint-Laurent, CFA Sains du Nord, CFPPA de l’Aisne) ont assisté aux différentes démonstrations et rencontré les exposants.

La journée a été rythmée par 5 ateliers techniques animés par les conseillers de la Chambre d’agriculture des Ardennes et différents intervenants (Enedis, RTE, MSA, Trelleborg, Ardennes Conseil Elevage) :

  • La fertilisation des prairies,
  • L’analyse, le stockage et la conservation des fourrages,
  • L’importance des pneumatiques et le tassement du sol avec un profil cultural
  • La prévention des chantiers
  • L’autonomie alimentaire

Différents constructeurs et deux Cuma locales ont présenté une douzaine de matériels (semoirs pour sur-semis, faucheuses, faneuses, andaineurs, presses enrubanneuses, ensileuses, autochargeuses), dont certains lors de démonstrations d’utilisation.

Et côté stands, différents organismes professionnels agricoles ont présenté leurs activités et produits : Crédit Agricole, Aviva Assurances, entreprise TMCE (Technique Minérale Culture et Elevage), Chambre d’agriculture (Mes p@rcelles, Captage d’eau – la zone d’Aouste ayant une aire d’alimentation de captage, Bas- carbone), Chambre d’agriculture du Grand Est (avec le dispositif ARPEEGE - Autonomie en Ressources Protéiques et Energétiques des Elevages du Grand Est), Vivescia, Coopérative Agricole de Juniville, Isagri, CER France.

 

Journées techniques en ferme : le PARTAGE Tour

Geda de la Marne

Les Groupes d’agriculteurs de la Marne participent au projet européen pour l’innovation (PEI) PARTAGE, porté par la Chambre régionale d’agriculture du Grand Est. Au programme des travaux menés : acquisition de références techniques, travail collectif entre partenaires (INRAE, coopératives, lycées agricoles, CNRS…) et avec les agriculteurs, partage de connaissances sur le bouclage du cycle de l’azote de l'échelle de la parcelle au territoire !

Etre plus autonome en azote, réduire ses pertes par lixiviation et volatilisation, insérer des légumineuses dans son système, bien valoriser les matières organiques..., autant de sujets abordés lors de journées techniques organisées sur des exploitations agricoles. Le PARTAGE Tour de Suippes a ainsi réuni une quarantaine d’agriculteurs pour réfléchiraux solutions possibles pour la fertilisation azotée de demain : biostimulants, pilotage intégral, valorisation des matières organiques…

S'ouvrir l'esprit aux alternatives !
Geda35

En Ille-et-Vilaine, les agricultrices des groupes féminins et du groupe Santé du troupeau s’intéressent et pratiquent les médecines alternatives. Homéopathie, aromathérapie, acupuncure, réflexologie…, elles se forment, échangent, testent et mettent en pratique sur leurs exploitations.

Durant cet hiver, elles ont reçu sur un élevage des élèves de Terminale BCGEA qui ont bénéficié de l'expérience de l’agricultrice accueillante pour prendre soin de son troupeau grâce aux médecines alternatives. Les lycéens présents ont également pu avoir un aperçu des alternatives possibles aux produits phytosanitaires.

Et toujours avec l'idée principale que pour avancer, se former reste un outil indispensable tout au long de sa vie d'agriculteur et ce, dès le plus jeune âge !

Une démonstration de compostage
Geda du Boulonnais

Dans le Pas-de-Calais, tous les Geda organisent des tours de plaine pour analyser les cultures, réfléchir à de nouveaux itinéraires techniques et échanger entre agriculteurs. Le dernier rendez-vous technique proposé par le Geda du Boulonnais a été l’occasion de faire un point sur les nombreux avantages du compostage : limite des risques sanitaires ; quantités à épandre réduites, le compost étant plus concentré en matière sèche et en éléments fertilisants ; respect de l'environnement avec moins de pertes d’azote par lessivage. Découvrez cette journée en vidéo 

Les campagnes : enquête dans une France qui se réinvente
Cotentin Réseau Rural

Le groupe d’agriculteurs du Nord Manche a invité Vincent Grimault, journaliste à Alternatives Economiques, pour parler des dynamiques territoriales et de son ouvrage aux éditions du Seuil consacré à l’avenir des campagnes.

Le journaliste a expliqué que les campagnes françaises, loin d’être en danger ou abandonnées, vont plutôt bien... « Elles vont en tout cas moins mal que leurs habitants eux-mêmes ne le pensent. Bon nombre de zones rurales cèdent à la sinistrose, persuadées qu’elles sont condamnées car éloignées d’une métropole. Mais leurs atouts sont nombreux. On observe une forte mobilité́ des villes vers les campagnes. Ce mouvement concerne des retraités mais aussi des cadres. Ensuite, ces territoires ruraux restent mieux dotés en argent public que les villes, rapporté à leur population, même si certaines administrations sont moins présentes. Enfin, ils sont nombreux à̀ créer des emplois et des activités innovantes. Ce sont par ailleurs des territoires beaucoup mieux équipés qu’on ne le pense en infrastructures scolaires ou culturelles ».

Vincent Grimault a insisté sur le fait qu’il n’y a pas une mais des campagnes : « Analyser les campagnes, c’est observer une mosaïque de territoires, avec chacun ses points forts et ses faiblesses. Dans l’imaginaire collectif, on associe les campagnes à un ensemble de fragilités, sans distinguer les situations ». Et l’auteur du livre « La renaissance des campagnes – Enquête dans une France qui se réinvente » nous donne 10 raisons d’espérer un renouveau des campagnes françaises :

  1. La qualité de vie prend de l’importance et c’est un atout économique.
  2. Des néoruraux changent la dynamique.
  3. Les vieux secteurs (agriculture, artisanat, commerce) se réinventent et captent une nouvelle clientèle.
  4. L’industrie n’a pas dit son dernier mot.
  5. Les campagnes sont le pétrole de demain.
  6. L’économie résidentielle est sous-exploitée.
  7. Le télétravail révolutionne le travail.
  8. Les réseaux d’acteurs locaux sont solides et se connaissent bien.
  9. Une nouvelle génération d’élus arrive.
  10. Un rééquilibrage rural/urbain est en cours.

Pour Vincent Grimault, « à moyen terme, beaucoup de territoires ruraux devraient avoir le vent en poupe, l’arbitrage qualité de vie/carrière professionnelle ne leur étant plus défavorable. Le TGV et la digitalisation permettent de travailler partout et le cadre de vie devient un enjeu de moins en moins négociable pour ceux qui ont la chance de pouvoir choisir. La régénérescence des campagnes préfigure la transformation à venir de nos modes de vie et de travail ».

 

Le carbone fait-il recette ?
FDGeda des Ardennes

 

L’assemblée générale de la FDGeda des Ardennes a été l’occasion d’un débat sur la thématique des diagnostics et crédits carbone. Nicolas Parent, conseiller en charge des diagnostics carbone en grandes cultures à la Chambre d’agriculture des Ardennes, a d’abord recontextualisé la mise en place de ces crédits en revenant sur les enjeux climatiques et les différents gaz à effet de serre pris en compte dans le terme générique du « carbone » (équivalents carbone). Il a ensuite présenté les éléments évalués dans le cadre des diagnostics : contexte pédoclimatique, pratiques culturales (rotation, intercultures, fertilisation, présence de haies…). Plusieurs leviers majeurs d’amélioration du bilan carbone se sont dégagés, principalement en lien avec les haies, la biomasse en intercultures, la gestion des résidus de cultures et les apports organiques.

Un agriculteur marnais, François Arnould, a ensuite témoignée. Adhérent d’un groupe de développement et curieux de nouvelles pratiques, il s’est intéressé à la question du carbone il y a quelques années. Et il a récemment réalisé deux diagnostics carbone et devrait sous peu vendre ses premiers crédits. Convaincu par la démarche de réflexion que le diagnostic lui permet d’engager, il reste malgré tout prudent sur l’opportunité économique réelle. Son diagnostic a mis en avant un nombre de crédits limité et interroge sur la rentabilité de certaines évolutions de pratiques, notamment sur la fertilisation au vu des prix actuels du marché.

Ces différents échanges ont apporté des éléments de réflexion aux adhérents de la FDGeda des Ardennes qui s’intéressent à la démarche carbone, tant sur la partie technique qu’économique.

Des démonstrations de matériels d’épandage
CRDA Manche

Le CRDA Manche, la Chambre d’agriculture et les fédérations de Cuma Seine Normandie ont organisé deux démonstrations de matériels d’épandage de lisiers sur céréales. Lors de la seconde journée qui associait aussi le Syndicat du bassin versant du Couesnon, les CETA35 et Trame, un système d’épandeur sans tonne a été présenté.

Face à la flambée des prix des engrais et les problématiques nitrates dans les bassins versants, les 50 agriculteurs participants ont pu échanger sur des sujets techniques comme les cultures à fertiliser, les doses à apporter, le stade optimal pour passer sur les cultures, les conditions climatiques favorables aux épandages organiques. Les apports techniques des conseillers Chambre d’agriculture et Cuma ont été complétés par des témoignages d’agriculteurs sur leurs pratiques.

Fumier, lisier : une journée Fert’innov
Geda du Ternois

Le Geda du Ternois (Pas-de-Calais) a organisé une journée de terrain intitulée Fert’Innov sur l’utilisation des effluents agricoles. Le Geda a proposé aux agriculteurs des ateliers techniques et des démonstrations de matériels, pour optimiser l’utilisation des fumiers et lisiers sur les champs et les prairies. « Les effluents ne doivent pas être vus comme des déchets » a rappelé conseiller à la Chambre d’agriculture des Hauts-de-France. Cette journée technique a donné l’occasion de rappeler qu’épandre des effluents à la place d’engrais classiques nécessite de respecter des doses, qu’il y a des périodes d’épandage plus efficaces que d’autres. Les ateliers et les échanges entre agriculteurs ont aussi donné l’occasion de parler d’économie. « Quand on sait que l’unité d’azote coûte 2 euros, il est bon de raisonner au maximum ses apports », a rappelé un agronome.En cette période où le prix des engrais grimpe, utiliser des fumiers et des lisiers pour fertiliser les sols est en effet une solution intéressante : « De sérieuses économies peuvent être réalisées ». Malgré la journée pluvieuse, le Geda du Ternois et son GIEE « Fertilité des sols » ont proposé à la centaine d’agriculteurs présents un intéressant circuit qui a bordé toutes les thématiques de la fertilisation organique.
Revivez cette journée en vidéo

A la recherche de la « vache économique »
Geda 2000

Des éleveurs du Geda 2000, dans le Doubs, ont suivi la formation « Améliorer l’efficience de son exploitation : de l’approche globale jusqu’à la vache ». Qu’est-ce qu’une « bonne » vache ? Qu’est-ce qu’une vache économique ? Quelle est la vache adaptée à mon système de production ? Voici quelques questions auxquelles ils ont cherché à répondre avec une conseillère d’entreprise à la Chambre d’Agriculture et un conseiller de Conseil Élevage. Dans un premier temps, les agriculteurs ont calculé leurs coûts de production, afin de se comparer et de disposer de repères pour piloter leur exploitation au plus juste. Ils ont échangé entre eux sur les leviers d’actions possibles pour améliorer leur efficience en tenant compte des aléas climatiques et conjoncturels.

Ensuite, avec l’outil Efficow, ils ont abordé les principales actions techniques permettant d’améliorer l’efficience économique d’une vache laitière (élevage, alimentation, prévention des troubles métaboliques, reproduction…). Chaque éleveur du Geda 2000 est reparti avec une stratégie d’exploitation pour améliorer ses résultats, de manière globale jusqu’au troupeau grâce à des pistes d’actions identifiées à différents niveaux.

Premières approches en diversification

 

Ceta de Mamirolle

 

Suite à l’assemblée générale, les adhérents du Ceta souhaitaient échanger sur différents types de diversification possibles en complément d’un atelier bovins lait. Pour concrétiser cette demande, Cécile Eimberk, conseillère diversification à la Chambre d’agriculture Doubs/Territoire de Belfort, lors d’une formation de deux après-midi. Dans un premier temps, les agriculteurs ont visité la Ferme bio de They, un adhérent de l’Association des Agriculteurs Méthaniseurs de France. Cette ferme, en agriculture bio, est très diversifiée : des ateliers bovins, porcins et volailles, des ateliers végétaux, un magasin à la ferme, un hébergement écologique. L’exploitation est autonome en énergie : solaire thermique, photovoltaïque, méthanisation. Grâce aux échanges avec Michel Devillairs, les adhérents du Ceta de Mamirolle ont découvert l’historique de l’exploitation et les réflexions menées pour créer les différents ateliers. Ils ont aussi découvert l’organisation mise en place entre les associés pour gérer toutes ses activités.

Pour faire suite à cette visite, les adhérents du Ceta ont étudié et creusé différentes pistes qu’ils jugeaient intéressantes par rapport à leurs exploitations et avoir plus de détails sur la réglementation, la rentabilité des différents ateliers…

Il est encore trop tôt pour savoir si des concrétisations auront lieu sur les exploitations des membres du Ceta de Mamirolle. Mais ces échanges enrichissants ont donné une ouverture sur le sujet de la diversification.

Une formation sur la fertilisation et la santé des bovins
Geda du Crêt Monniot

Ces éleveurs du Doubs avaient souhaité suivre une formation sur la fertilisation et la santé des bovins. Cette demande faisait suite à l’intervention d’un vétérinaire sur le tarissement, la préparation au vêlage et la santé des veaux. Ils se sont donc retrouvés en décembre 2021 pour une journée et demi de formation dont l’objectif principal était de comprendre l’importance du lien entre les animaux et la fertilisation pour améliorer à la fois la santé de son troupeau et la production fourragère.

En effet, la gestion des amendements et de la fertilisation constitue un moyen de maitrise de la santé de son troupeau laitier. La relation entre le sol, la plante, l’animal et l’éleveur est au cœur du processus. Dans ce contexte, rappeler les besoins de chacun de ces éléments est essentiel pour pouvoir comprendre leurs liens et d’observer d’éventuelles carences.

Durant cette formation, les apports théoriques et pratiques de l’intervenant, plus les échanges entre participants ont permis de faire le lien entre les problématiques et les pratiques sur les exploitations. Une journée de perfectionnement est programmée dans les prochains mois.

Bien vivre avec mon installation de traite
GVA de Saint Sauveur le Vicomte

En mars 2021, les responsables de ce GVA de la Manche ont proposé aux adhérents de participer à 2 après-midis d’échanges pour découvrir différents types d’installations de traite. L’objectif était de réfléchir sur l’optimisation de leur système existant et de préparer un plan d’action pour vivre au mieux cette tâche quotidienne.

Les éleveurs présents ont porté une attention particulière à l’aspect technique des installations de traites : avantages, inconvénients et investissement. Ils ont également pris le temps dévoquer les bons gestes à pratiquer avant et après la traite pour limiter les troubles musculosquelettiques. Durant ces deux après-midis, ils ont visité 3 installations de traite différentes : roto, épi (et boviduc) et robot. Un conseiller traite à la Chambre d’agriculture de Normandie a présenté les particularités des différentes installations et des notions d’ergonomie de la salle de traite.

Le GVA de Saint Sauveur le Vicomte va poursuivre son travail autour de la traite et de la prévention des troubles musculosquelettiques avec l’Ecole du dos.

Expérimenter un marché local du carbone
CRDA Manche

Le CRDA Manche est concerné par divers projets de labélisation bas-carbone. Avec le GVA de Tessy-sur-Vire, l’objectif est d’expérimenter un marché local volontaire du carbone, c’est-à-dire de proposer à des entreprises locales de soutenir des projets de stockage de carbone dans les haies bocagères des agriculteurs. 10 agriculteurs du canton vont réaliser un plan de gestion des haies et un diagnostic Carbocage (calcul du carbone stocké dans les haies). Ce travail en collectif permet de lever des freins économiques en réunissant des fonds nécessaires à la réalisation des plans de gestion des haies (en partie pris en charge par le Conseil Régional de Normandie et le Crédit Agricole). Les barrières psychologiques et techniques sont également plus facilement levées grâce aux échanges et aux témoignages d’agriculteurs ayant déjà l’expérience des avantages de la haie pour le bétail ou de la façon de gérer le bois non valorisable.

La prochaine étape est de répondre à un appel à projet de France Carbon Agri Association qui pourrait concerner d’autres agriculteurs ayant manifesté leur intérêt à la suite de réunions d’information. Ainsi, 3 groupes « carbone » se sont constitués : leur objectif est de travailler les leviers de réduction de l’empreinte carbone et de stockage. A terme, l’ambition du CRDA Manche et de la Chambre d’agriculture est d’accompagner 100 adhérents à la labélisation bas-carbone.

Pour en savoir plus, découvrez le #Cahier numérique « Agriculture bas-carbone : lutter contre le changement climatique »

Améliorer son empreinte carbone
Groupe Lait - Pays du Roi Morvan

Sur le secteur du Faouët, dans le Morbihan, 12 agriculteurs du Groupe Lait ont réalisé un diaagnostic carbone CAP’2ER. En juin 2021, les éleveurs ont participé à une restitution collective des résultats, animé par un chargé d’études en production laitière. Le conseiller de la Chambre d’agriculture de Bretagne a expliqué comment analyser et comprendre son empreinte carbone, il a aussi présenté des leveurs d’améliorations possibles pour des exploitations laitières. Les résultats de ces éleveurs morbihannais se situent dans la moyenne nationale des empreintes carbone (émission/stockage). L’objectif est désormais de travailler sur des leviers d’actions pour améliorer l’empreinte carbone, en préservant ou en améliorant le revenu.

 

 

 

 

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