Des réseaux et un centre de ressources agricole et rural

LA PAROLE A


 

« Bien content d’être en groupe de développement »

Je viens d’être élu président de la Fédération nationale des Geda, en succession d’Olivier Tourand. Je suis d’abord agriculteur dans les Ardennes et membre du GDA du Rethélois que j’ai présidé une dizaine d’années.

En SCEA avec mon frère, nous employons deux salariés agricoles sur une ferme de polycultures. Notre assolement est très diversifié. Sur 250 hectares, nous cultivons du blé, des betteraves, de l’orge, du colza, des pois, de la luzerne, plus des oignons, des échalotes, de la fécule et des plants de pomme de terre. Sur cette activité, nous assurons la production, le conditionnement et l’expédition. Nous sommes aussi producteurs d’électricité avec des panneaux photovoltaïques.

Adhérer à un groupe de développement, c’est rencontrer des collègues agriculteurs, se confronter à eux pour se forger ses propres idées. C’est être libre de penser et de ne pas sous-traiter ses réflexions de chef d’entreprise. C’est aussi être maître de ses sources d’information, des expérimentations à lancer…

Nous avons, dans toutes les régions françaises, de belles choses à faire en groupe. C’est pour cela, qu’avec une équipe d’agricultrices et d’agriculteurs motivés, je souhaite m’investir pour relancer la dynamique et la communication entre les différents échelons de notre réseau. Geda locaux, FDGeda, FRGeda et FNGeda, nous sommes complémentaires et nous devons développer ensemble des projets.

Dans ce maillage, je n’oublie pas Trame que la FNGeda a co-fondé il y a 30 ans. Carbone, services environnementaux, santé du troupeau…, les agriculteurs des groupes testent et expérimentent. Trame peut nous apporter son expertise et faciliter la mise en réseau.

Dans les prochains mois, je vais aller à la rencontre des agriculteurs responsables de Geda des différentes régions françaises. Il est primordial de rétablir la communication et les liens entre nous.

L’idée est aussi de mieux connaître ce qui se fait dans les groupes pour faciliter et amplifier les mises en contacts. Quand on a un projet, savoir ce qui se fait ailleurs, pouvoir rencontrer d’autres agriculteurs engagés aide à lever des freins et à avancer plus vite. Le réseau permet de s’épauler et de s’aider. Demain, chaque Geda doit être en capacité de développer un projet pour anticiper et ne pas subir.

Je souhaite aussi qu’on reprogramme des temps d’échanges et des rencontres. La crise sanitaire n’aide pas, mais j’espère que nous pourrons, dans quelques mois, nous retrouver pour un « Happy-Groupe », une formation d’administrateurs du réseau Geda. Ce temps sera ouvert à tous ceux qui veulent faire vivre un groupe.

La Fédération nationale des Geda et les groupes qui la composent sont des acteurs incontournables du développement de l’agro-écologie. Ensemble, refondons un réseau au service de la diversité des exploitations agricoles et des projets collectifs d’agricultrices et d’agriculteurs.

Benoît Logeart, Président de la Fédération nationale des Geda