Des réseaux et un centre de ressources agricole et rural

Actualités du réseau Geda


"Tu dis quoi ?"
GDAF Bray Picard
Les agricultrices du GDAF Bray Picard (dans l’Oise) ont travaillé avec une comédienne pour améliorer l’efficience de leurs messages. « Pas facile de transmettre aux autres ce que nous voulons exprimer. L’actualité agricole, avec cette sensation de dénigrement et d’incompréhension vécue par de nombreux agriculteurs, indique à quel point la communication ne passe pas toujours », explique Marie-Pierre Crosnier-Vanloot, présidente du Cernodo.

« Pour communiquer court, clair et concis, nous avons étudié les bases de la prise de parole. Nous avons ensuite mis en pratique en réalisant de petites vidéos. Transformées en YouTubeuses pendant une heure, nous avons créé trois "capsules" décoiffantes de 2 minutes pour communiquer sur l’agriculture. Nous avons aussi appris à réaliser une petite vidéo (prise, montage simple et rapide) pendant une demi-journée.

C’était pour nous l’occasion de participer au concours national Agrimouv, organisé par les Chambres d’Agriculture et la Fédération Nationale des Groupes de Développement Agricole, en présentant les actions menées par le GDAF autour de la communication ».
Ce groupe a d’autres projets avec une journée d’échanges sur les « bons tuyaux informatiques » et une formation sur la communication non violente début 2020.

Destruction de couverts végétaux
Ceta35 et Geda35

En Ille-et-Vilaine, le GIEE « Solutions Durables pour le Climat et le Vivant » fédère les groupes Geda Sol Vivant et l’Intergroupe Ceta Semis direct sous couvert. Un essai est mené chez un agriculteur où 5 modalités de couverts sont testées sur une parcelle historiquement en monoculture de maïs. En octobre, le GIEE a organisé une démonstration de différents matériels de destruction des couverts en agriculture de conservation des sols, dans l’objectif de réduire le recours au glyphosate. Lors de la démonstration, les couverts ont été soumis au passage de différents matériels : le rouleau hacheur Treffler TSW constitué de trois rouleaux ; un scalpeur à 13 socs du même constructeur ; l’Ecorouleau Bonnel et un rouleau-crop de Guilbart.

Direction la Suède
Groupe Prospective Laitière d’IDRéA

Après l’Allemagne, l’Irlande, Bruxelles, Guernesey, le Jura, la Suisse, les Hauts de France, les éleveurs du Groupe Prospective Laitière ont mis le cap sur la région de Stockholm.
« On dit que l’agriculture suédoise est la plus propre du monde. Nous sommes allés vérifier durant ce voyage d’études. C’est notre façon de faire depuis 10 ans. S’interroger et voir sur place pour construire notre propre idée, de nos propres yeux », explique Marie-Pierre Racouët, éleveuse laitière bio.

Entré en 1995 dans l’Union Européenne, l’agriculture suédoise a perdu en compétitivité dans un marché devenu concurrentiel. Pour se démarquer, LRF (syndicat des agriculteurs suédois qui défend une agriculture durable et locale) a mis en place des démarches « Från Sverige » (produit de Suède) ; « Krav » le bio suédois et « Svenskt Sigill » (qualité suédoise). LRF se bat aussi, avec l’Interprofession de la viande bovine, auprès des organisations environnementales comme WWF pour promouvoir la qualité de la viande produite dans les fermes suédoises. Selon les responsables de LRF interrogés, la population suédoise a une bonne opinion et surtout fait confiance à son agriculture. Dans les magasins d’alimentation, les rayons de produits agricoles suédois sont très sollicités, tandis que les produits importés (essentiellement d’Allemagne) sont souvent boudés bien que moins onéreux. Si les mouvements végétariens et vegan s’intensifient en Suède, une grande part de la population s’oriente vers une idée forte lancée par LRF : « Si on doit manger moins de viande, mangeons suédois, gage de qualité ! ».

Depuis 10 ans, les éleveurs du Groupe Prospective Laitière d’IDéA vont voir sur place, en France et à l’étranger, si des idées sont transférables sur leurs exploitations : « Le fait de s’intéresser à ce qui se fait ailleurs nous permet de prendre des idées, d’envisager des évolutions ».

 

Enterrer des slips
IdéA et Nov’Agri

Les groupes 30000 d’IdéA et Nov’Agri (Résagri Morbihan) et DEPHY Est 56 de la Chambre d’agriculture ont enterré des slips pour alimenter leurs échanges sur le sol et son activité biologique.

Cette méthode canadienne consiste à enterrer des slips en coton à 10 centimètres de profondeur, puis à observer leur état de dégradation, traduisant l’intensité de l’action de la faune du sol sur la matière organique. En mars 2019, les agriculteurs morbihannais ont ainsi enterré une cinquantaine de slips dans des parcelles de céréales. 3 mois plus tard, ces exploitants se sont retrouvés pour échanger sur leurs observations. L’état de décomposition des slips a suscité de nombreux échanges et questions. Cette méthode est un outil complémentaire des tests bêche et des profils de sol. Les agriculteurs des différents groupes vont poursuivre leurs réflexions car le fonctionnement du sol est complexe. Mais la connaissance de son fonctionnement est un outil primordial quel que soit les systèmes de production.

 

Une démonstration de semis direct
GVA Alençon-Sees

Les membres du GVA d’Alençon-Sees, dans l’Orne, ont organisé une démonstration d’un semoir de semis direct. Cet après-midi a été l’occasion d’observer en conditions réelles le fonctionnement d’un semoir Weaving. Les échanges ont été très enrichissants avec les participants. Pour tous les agriculteurs intéressés par l’agriculture de conservation des sols, lees GVA de l’Orne vont organiser des formations pour se lancer dans ces nouvelles techniques agro-écologiques.

 

Lutter contre l’agribashing
Dfam 03

Les agricultrices de l’Allier ont organisé un agridating contre l’ « agribashing » : l’occasion pour les agriculteurs de mieux faire connaître leur métier et pour les consommateurs de poser toutes leurs questions.

130 personnes ont donc participé à cette journée. Des agricultrices de groupes de développement sont ainsi venues de l’Ain, de la Creuse, de la Haute-Vienne, du Lot-et-Garonne, du Morbihan, du Jura, du Pas-de-Calais, de Côte d'Or et du Puy-de-Dôme.

Michèle Debord, agricultrice dans les Combrailles et présidente de Dfam 03, a d’abord rappelé pourquoi leur groupe a été créé : « Nous nous sommes données comme mission de valoriser le rôle et la place de la femme aussi bien au sein de son exploitation que dans le monde agricole et, au-delà, dans la société globale ». Pour Michèle Debord et ses collègues, il y a urgence à ouvrir les débats et recréer du lien. « L’évènement ‘Tous acteurs d’un Mieux vivre ensemble au cœur de nos territoires’ est un exercice de communication plus que nécessaire pour continuer à s’entendre, à se respecter et à bien vivre ensemble. Hostilité, sentiment de déconsidération, émissions de télévisions à charge, agressions verbales et physiques, perte de confiance voire défiance..., notre métier est en plein cœur des préoccupations sociétales, de santé, d’alimentation, d’environnement, de culture… ».

Dfam 03 a donc proposé une série d’ateliers, d’échanges, de débats et de témoignages pour « qu’ensemble des agriculteurs et des consommateurs se penchent sur le pourquoi et le comment de ce climat délétère, sur l’origine de la rupture qui s’est opérée entre le monde agricole et le reste de la société, tenter d’en finir avec des schémas binaires et réducteurs, de réparer cette fracture irrationnelle et de reconnecter aujourd’hui ces deux mondes ».

La journée a permis aux agricultrices et agriculteurs présents d’expliquer les réalités et les vérités de l'agriculture sur les pratiques, de déconstruire de fausses informations qui circulent, mais surtout de faire partager la passion et la fierté du métier. Les consommateurs présents ont, quant à eux, pu exprimer leurs incompréhensions, interrogations et attentes. Ainsi, une institutrice à la retraite a expliqué : « C'est un sujet passionnant. Je viens parce que je suis une consommatrice qui veut consommer correctement, avec de bons produits ».

Pour combler le fossé qui se creuse irrémédiablement au cœur de nos territoires, quoi de mieux que de recréer dialogue et communication de proximité entre les agriculteurs et les consommateurs ?

La haie, un enjeu pour l’agriculture
CRDA de la Baie

Le CRDA de la Baie et la Chambre d’agriculture de la Manche étaient associés à une journée technique sur la haie, à l’initiative de l’Association de boisement de la haie.

Une soixantaine d’agriculteurs et de jeunes en formation (en lycée agricole et MFR) ont assisté aux témoignages et interventions d’agriculteurs en GIEE et de conseillers techniques. Cette journée a été l’occasion de prendre conscience des rôles des haies pour l’agriculture : avantages techniques et économiques, lutte contre l’érosion, valorisation du bois…

 

Une méthode pour démédicaliser en élevage porcin
Ceta des 2 Vallées

Dans le cadre d’un projet Agriculture Ecologiquement Performante, le Ceta des 2 Vallées s'est lancé dans la démédication. L’idée de départ de ce groupe d’éleveurs porcins d’Ille-et-Vilaine était d’explorer une approche préventive de la santé animale et d’expérimenter des solutions alternatives à l’antibiothérapie en élevage de porcs. Le groupe a donc développé une méthode pour gérer les troubles digestifs post-sevrage, basé sur un autodiagnostic de l’exploitation. 5 axes à risques ont été analysés en période de post-sevrage : logement, lavage, eau et alimentation, confort thermique et conduite. Les éleveurs sont partis du constat qu’il existe une corrélation entre les pratiques et l’usage des antibiotiques. La méthodologie mise en place porte sur un autodiagnostic de l’exploitation (lavage des salles et désinfection, consommation d’eau, confort thermique…). Le diagnostic prend en compte par exemple le protocole défini par l’Institut du Porc pour évaluer la qualité du nettoyage des salles. La méthode demande « de la discipline » de la part des éleveurs. Une dizaine de membres du Ceta des 2 Vallées l’a mis en place en intégralité sur son exploitation. D’autres se sont intéressés à certains points en particulier. Tous les éleveurs s’accordent à dire qu’ils passent plus de temps à l’observation, qu’ils sont plus attentifs ce qui permet de renforcer le préventif par rapport au curatif. Réaliser l’autodiagnostic permet aussi de sensibiliser les salariés des exploitations à l’hygiène et à la biosécurité.

« Le groupe, une belle aventure humaine »
FDGeda Lot-et-Garonne

« Nous vivons en groupe des choses très précieuses et avons plaisir à nous retrouver simplement ! », explique Marie-Ange Rumeau, présidente de la FDGeda du Lot-et-Garonne.

Les représentantes des groupes de développement de ce département se sont retrouvées en juin 2019 en assemblée générale. Marie-Ange Rumeau a accueilli les représentantes des 5 groupes du département par ces mots : « Il y a bientôt 40 ans, je devenais Villeréalaise. Ma belle-sœur m’a invité à participer à une assemblée générale du GVA de Villeréal. C’est ainsi que j’ai mis les pieds à l’étrier (nom de la salle de l’époque) ! A l’époque, il y avait 2 GVA : un masculin, un féminin et un message qui faisait la Une du canton : SOS, notre canton crève ! Ce même village est devenu plus beau village de France l’an dernier. Il se distingue aussi par ses marchés de producteurs de Pays, mis en place par le GVA de Villeréal depuis 19 ans. Vous aussi dans vos groupes, vous vivez de belles aventures humaines ! ».

Chaque groupe a présenté ses activités dont la plupart concernent le bien-être et le développement personnel. Le Ceta de Guyenne développe des actions et formations techniques répondants aux besoins des 70 agriculteurs adhérents. La principale action de la FDGeda, en 2019, est l’accueil des responsables de groupes de l’Ain et de Côte d’Or en septembre. Thierry Pons, délégué régional de Trame, y anime un atelier participatif permettant de mesurer le rôle des actions portées par les groupes et ce que cela apporte à chacun pour mieux vivre son métier. L’atelier abordera aussi ce qui peut contribuer à la cohésion d’un groupe et enfin de ce qui peut faciliter l’implication des jeunes dans les groupes et comment les accompagner pour assurer le renouvellement des forces vives au sein des collectifs. Toutes les participantes souhaitent réussir cette rencontre avec l’Ain et d’autres départements, et savent que c’est une occasion de « mettre le pied à l’étrier » de nouvelles personnes (hommes et femmes) pour lesquelles le collectif peut apporter des réponses à leurs situations professionnelles.

 

Des tours de plaines thématiques
CERNODO

En plus des 7 à 8 tours de plaine par groupe, cette année, trois tours de plaine spécifiques ont été organisés.

Comme chaque année, Philippe Delefosse de l’Institut Technique de la Betterave, est intervenu lors du tour de plaine « Spécial Betteraves » d’avril. Avec l’arrêt des néonicotinoïdes, la préoccupation de cette année portait sur les pucerons et le risque de jaunisse. A la demande des adhérents du CERNODO, un après-midi d’échanges et un tour de plaine sur la technique du semis direct et de l’Agriculture de Conservation ont été proposés, avec la participation de Bruno Schmitt et Sophie Wieruzeski, conseillers et animateurs du groupe Semis direct Avenir 60. Jean-Marie Noël, agriculteur adhérent du groupe Semis direct, a présenté son exploitation aux 25 agriculteurs présents et expliqué comment il en est arrivé à cette technique. Puis, les participants ont découvert, en plaine, les essais mis en place.

De plus en plus d’adhérents se lançant dans la culture de la pomme de terre, un tour de plaine spécifique à cette culture a été organisé en juin. Les participants ont bénéficié des conseils de Benoit Houillez, responsable du Service pommes de terre de la Chambre d’agriculture du Nord-Pas-de-Calais.

 

Devenir un laboratoire d’idées
GICANO

« Pour utiliser des qualificatifs à la mode, le GICANO souhaite devenir le Think Tank de l’agriculture du nord-ouest de l’Oise ! », explique Marie-Alice Frion, sa présidente.

Né il y a plus de 30 ans de la volonté des agriculteurs du Cernodo de prendre en main l’évolution de leurs exploitations à travers la maîtrise de la comptabilité et l’utilisation de l’informatique, le GICANO (Groupe D’Informatique Et De Comptabilité Agricole Du Nord-Ouest De L’Oise), « groupe historique » de l’Oise cherchait un nouvel élan. La comptabilité et l’informatique sont désormais le quotidien des exploitations et les jeunes, de plus en plus formés, n’ont plus les mêmes besoins, ni les mêmes disponibilités. Le groupe était donc en questionnement. Les responsables du groupe ont donc réfléchi à de nouvelles idées en s’appuyant sur les éléments moteurs de ses membres : innovation, compétences et convivialité. Il ressort des réflexions une volonté d’ouverture et d’élargissement à un public plus large que les adhérents actuels. « Gestion, fiscalité, numérique…, nous avons besoin de diversifier nos actions, ainsi que notre public » explique Pascal Van De Weghe, vice-président du groupe. « Le GICANO s’inscrit dans une stratégie de communication, large et variée, auprès de l’ensemble des adhérents du Cernodo, mais aussi des agriculteurs des autres petites régions et plus globalement de l’ensemble du monde agricole ». Le GICANO veut devenir un espace de réflexion, un laboratoire d’idées. « La qualité de nos réunions et formations, de par les professionnels que nous faisons intervenir, doit bénéficier au plus grand nombre », estime Marie-Alice Frion.

Des nichoirs pour les chouettes effraies
Geda du Montreuillois

24 agriculteurs des Geda du Motreuillois et du Haut-Pays ont installé des nichoirs à chouette effraie à installer sur leurs exploitations. Cette opération a débuté en 2018 dans le Cambrésis : en installant des nichoirs, des éleveurs offrent des lieux de refuge et de nidification aux chouettes. Durant l’hiver dernier, le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement et les animateurs de Geda ont réalisé un diagnostic chez des agriculteurs intéressés par la démarche. Cette opération permet d’aider à la sauvegarde de cette espèce, quand on sait la mortalité de la chouette effraie est de 50% la première année de vie, et que 30% des adultes disparaissent chaque année. Par ailleurs, la chouette effraie est un oiseau nocturne utile pour les agriculteurs car son régime alimentaire est constitué de campagnols, de mulots et de souris. Cette action vise donc à protéger la biodiversité, mais elle participe aussi au renforcement de la lutte biologique contre les ravageurs des cultures. Enfin, en termes de communication, l’installation des nichoirs est accompagnée de l’apposition d’un panneau indiquant la participation de l’agriculteur à cette opération de sauvegarde de la chouette effraie.

 

Le marché du carbone local, une opportunité pour les agriculteurs
CRDA du bocage

Dans la Manche, le GIEE Energie, le CRDA du Bocage et la Chambre d’agriculture étudient l’opportunité d’un marché local du carbone. Le projet vise à mettre en relation les entreprises locales qui souhaitent compenser leurs émissions de carbone liées à leurs activités et les agriculteurs qui séquestrent le carbone dans les haies, les prairies naturelles, les couverts végétaux, les sols…

Un arrêté du 28 novembre 2018 permet aux agriculteurs de répondre à la demande de compensation locale, ce qui n’était pas possible auparavant. C’est une opportunité que souhaitent saisir les agriculteurs du GIEE Energie. Dans la Manche, la Communauté de Communes Ouest Centre Manche est un territoire en transition énergétique. Dans ce cadre, des agriculteurs du secteur se sont regroupés en GIEE pour mettre en place des actions en faveur de la transition énergétique : économies de GNR et d’électricité, autonomie alimentaire, échanges parcellaires, production d'énergies renouvelables et stockage de carbone. Les membres du GIEE ont fait le calcul du bilan carbone de leurs exploitations. Il s’avère positif grâce à la présence d’un kilométrage de haies important, de prairies naturelles, de couverts végétaux. Les adhérents du GIEE Energie séquestrent en moyenne 100 tonnes de carbone additionnel sur leurs exploitations. Leur idée est désormais de se mettre en relation avec les entreprises du territoire pour leur offrir un service de séquestration du carbone et être rémunérés pour cela.

 

Tester pour innover
Geda Sézanne Anglure – Groupe Terres de vers

Des agriculteurs du Geda ont choisi d’échanger sur leurs pratiques en agriculture de conservation. « Un des membres du groupe Aymeric Leprun témoigne en vidéo : « Pour moi, l’agro-écologie, ce sont un ensemble de pratiques et des décisions prises par l’agriculteur ou l’agricultrice qui permettent d’appuyer son système agricole sur tout ce qui biologie du sol, biodiversité et habitats naturels existants sur ces parcellaires ». Pour justifier d’interventions mécaniques ou chimiques, les agriculteurs ont mis en place des observations avec des groupes innovants, comme le Geda Sézanne Anglure et le Groupe 30000 « Terre de vers ». « Tous ces systèmes innovants de limitation de travail du sol, de mise en pratiques au sein d’un groupe permet à tout à chacun d’exposer ses initiatives, ses échecs, ses réussites, et chacun peut individuellement prendre ce qui est bon pour son système ».

Cliquez sur l'image pour découvrir la vidéo.

 

Mieux connaître les groupes 30000
FDGeda de l’Indre

Les groupes de développement comptent environ 450 adhérents, soit 13% des 3500 exploitations professionnelles que compte l’Indre. Lors de l’assemblée générale de la FDGeda, Thomas Cugnière, son président, a rappelé sa volonté d’avoir une représentativité de l’ensemble des groupes du département : GDA, Civam, Bio…. Il est convaincu que le groupe est primordial pour les agriculteurs et en particulier les jeunes. La Chambre d’agriculture met du temps d’animation à disposition des groupes, mais ce temps est limité et il y a toujours besoin de relais, de responsables pour mener les actions attendues par les agriculteurs des groupes. La FDGeda de l’Indre centre son action sur trois priorités :

  • la vie des groupes avec un bulletin d’information sur les actions menée dans les différents groupes et celles de la FDGEDA,
  • la présentation des groupes et des intérêts à y adhérer, auprès des Jeunes Agriculteurs avec des interventions lors des stages d’installation (stage21 heures) et au lycée agricole Naturapolis de Châteauroux,
  • la communication et la valorisation des groupes, avec chaque année un temps fort de rencontre entre groupes : l’alternance se fait entre une journée départementale des groupes et un voyage d’étude ou la participation au Festival des groupes de la FNGeda.

A noter qu’en 2018, une formation des administrateurs, de 2 jours, sur la communication positive sur le métier d’agriculteur et sur la stratégie de communication a permis aux participants de mieux maitriser cette compétence.

Le thème de l’assemblée générale 2019 était centré sur la connaissance des groupes 30000 dont le but est de mettre en place, en groupe, une démarche économe en produits phytopharmaceutiques. Un conseiller de la Chambre d’agriculture d’Indre-et-Loire a témoigné de la mise en place de ce dispositif dans un groupe existant ou en créant un groupe nouveau. L’exemple du groupe d’éleveurs AutonHom’I€codurable a démontré tout ce que cette initiative peut engendrer comme dynamique de changement de pratiques et même de système sur les exploitations engagées.

A la rencontre des paysannes du Togo
CERNODO

8 agricultrices du Groupe féminin du CERNODO ont effectué un voyage solidaire au Togo début 2019. Souhaitant appuyer la création de poulaillers par des paysannes du Togo, en Afrique de l’Ouest, les agricultrices françaises avaient accueilli en novembre 2018 une productrice togolaise et un conseiller agricole. Ces premiers échanges ont abouti à l’organisation d’un voyage d’études d’une semaine dans la région de Tsévié. Le séjour a été riche d’échanges sur l’agriculture de ce pays et son organisation. Les agricultrices de l’Oise et les paysannes du Togo ont passé deux jours en binôme dans des villages où elles ont vécu des moments forts : maniement de la houe, fabrication du gari (farine de manioc) et de pâte salée de maïs, nuit dans des maisons de banco (argile)...

 

 

 

Actu du 4 juin 2019

Communiquer sur son métier d’éleveur
FDGeda de la Creuse

« Notre ambition est d’agir ensemble pour montrer notre métier comme nous le vivons au quotidien ». Alain Parbaile, président de la FDGeda de la Creuse, a rappelé l’ambition et la volonté partagée avec les présidents des GDA de mener une action départementale portée par la FDGeda autour de « Comment communiquer sur mon métier d’agriculteur/d’éleveur ? ». Lors de l’assemblée générale qui s’est tenue au lycée agricole d’Ahun, les présidents et représentants des GDA creusois ont donc échangé sur leurs perceptions de la communication sur le métier d’éleveur et des actions possibles pour améliorer et mieux maîtriser cette thématique. 

« Nous devons apprendre à en parler simplement avec des arguments qui touchent le grand public, faire passer des messages forts. Nous voulons communiquer sur la réalité de notre métier d’éleveur, sur nos pratiques, de façon positive dans le but de s’attirer la sympathie du grand public, des consommateurs. Il s’agit enfin de contrecarrer les attaques vécues sur l’élevage (L214, Vegans, Agribashing…) ».

Sur cette base, Elsa Ebrard et Thierry Pons, délégués régionaux de Trame, ont animé un atelier participatif pour permettre aux adhérents de réfléchir aux moyens d’actions possibles au niveau de l’exploitation, de leur GDA ou au niveau départemental avec la FDGeda. La méthode des tableaux tournants a permis à chacun de réfléchir, discuter, confronter les idées d’actions faisables à chaque niveau et leurs complémentarités. Les idées ont fusé, la « récolte » a été abondante et les discussions animées.

Pendant la partie statutaire, animée par Bruno Simon, chef de pôle de la Chambre d’agriculture, les animateurs de Trame ont réalisé une synthèse des propositions. Après restitution et validation par l’assemblée, chacun était ensuite invité à se positionner comme responsable d’une action, impliqué activement dans sa réalisation ou simple participant. L’exercice a mis en évidence des actions sans responsables, ni personnes impliquées. Selon le principe « Pas de bras, pas de chocolats !», cela questionne sur la faisabilité de ces actions. L’ensemble des propositions doit maintenant murir, être retravaillé à chaque niveau, mais un plan d’action se dégage et engage chacun.

Nul doute que les bonnes idées en graines germeront sur les exploitations, au sein des GDA creusois et au niveau départemental et que chacun peut « faire sa part » pour mieux communiquer et vivre son métier d’éleveur.

Actu du 2 mai 2019

Communiquer sur l’agriculture
Nov’Agri

Depuis deux ans, Nov’Agri, le groupe de développement du secteur de Pontivy dans le Morbihan, travaille sur la communication sur l’agriculture par les agriculteurs. Pour développer leur projet, les membres du groupe participent à différentes formations montées par leur animatrice. En 2018, les agricultrices et agriculteurs de Nov’Agri ont travaillé la prise de parole face à un public, avec une consultante en communication. Pour 2019, 8 personnes ont démarré une nouvelle formation sur la connaissance de soi avec une spécialiste de la pleine conscience appliquée à l’entreprise. L’intervenante a invité les agriculteurs à travailler sur la compassion et la bienveillance, à découvrir l’intelligence émotionnelle. Les stagiaires se sont exercés en binôme à développer des conversations basées sur l’empathie, en passant de l'écoute à la reformulation jusqu'à la recherche de solutions en commun.

Lors de l’assemblée générale du groupe, Christelle Bauché, la présidente, a expliqué : « L’association est une pépinière d’initiatives au service des agriculteurs et du territoire. En 2019, Nov’Agri poursuivra son fil rouge sur la communication pour mettre en valeur la profession auprès des habitants au travers de différentes actions comme des vidéos, des portes ouvertes à la ferme ou une exposition photo itinérante ».

Actu du 16 avril 2019

Comprendre le monde qui nous entoure
GVA de la Terre aux îles

 Le groupe du Morbihan a demandé à un psychologue de décrypter les changements actuels afin de mieux comprendre les nouvelles attentes sociétales.

Ce GVA du Pays de Lorient est un lieu d’échanges entre agricultrices et agriculteurs pour mieux vivre leur métier, le faire connaître au grand public. C’est aussi un lieu pour progresser techniquement et économiquement avec neuf groupes d’échanges et de progrès où les membres partagent leurs expériences et leurs savoir-faire.

A l’occasion de l’assemblée générale, une quarantaine d’agricultrices et d’agriculteurs adhérents ont échangé avec le psychologue Thierry Talhouët. Les agriculteurs se posent des questions sur la société qui les entoure, sur les manières de communiquer avec leurs voisins. Le psychologue leur a apporté des clés de compréhension des comportements humains. « D’une société rurale, axée sur des valeurs familiales fixes, nous rentrons aujourd’hui dans une société dite urbaine, plus individualiste, diversifiée et pressée. De plus, il est important de comprendre que tout individu a sa représentation du monde. Les représentations du monde agricole, véhiculées par les différents canaux de communication peuvent être partielles, orientées ou déformées. Ainsi, les propos tenus par certains groupes de revendications touchent les agriculteurs dans leur identité et inquiètent ».

Avec ces éléments de compréhension de la société et de ses évolutions, les agricultrices et agriculteurs du GVA de la Terre aux îles pourront réfléchir aux actions de communication à développer dans les mois futurs.

Consolider l’autonomie azotée
GDA de la Thiérache

Depuis le printemps 2017, le GDA porte un projet de GIEE sur l’autonomie azotée avec des objectifs de préservation de l’environnement importants, en particulier autour des enjeux eau et biodiversité. Dans l’ouest du département des Ardennes, le GDA (Groupe de Développement Agricole) de la Thiérache regroupe 85 exploitations, soit plus de 150 chefs d’exploitation, sur un territoire couvrant 1/6ème du département. Le GDA rassemble des polyculteurs-éleveurs principalement en élevage bovins lait et bovins allaitants. Animé en collaboration avec la Chambre d’agriculture, le GDA travaille et accompagne les agriculteurs sur des thématiques variées, tant techniques (en culture comme en élevage) que règlementaires ou économiques. Le GDA travaille au plus près les agriculteurs adhérents et répond à une demande terrain qui permet de guider au mieux les agriculteurs dans leurs métiers ainsi que de faire le pont avec la réglementation. En parallèle, des essais et des projets divers et variés voient le jour. Et parmi eux, un projet sur la réduction d’azote sur cultures.

Depuis le printemps 2017, le GDA porte un projet de GIEE (Groupement d’intérêt écologique et environnementale) sur l’autonomie azotée avec des objectifs de préservation de l’environnement importants, en particulier autour des enjeux eau et biodiversité. Avec 3 aires d’alimentation de captage dont 2 sont classées Grenelles sur son territoire, la problématique eau est en effet majeure pour le GDA, à la fois en termes d’érosion des sols, de biodiversité, et de pollutions diffuses en nitrates ou pesticides. Pour y faire face, les agriculteurs engagés dans le GIEE s’orientent vers des changements de pratiques en lien avec l’agriculture de conservation des sols par exemple. Ce système, basé sur la rotation des cultures, la couverture permanente et le travail minimal des sols, permet de limiter l’érosion, les pertes d’éléments nutritifs dans les sols et l’application d’intrants. Parallèlement à ces changements, un travail sur la préservation des haies et des bosquets, ainsi que sur le maintien de l’herbe, est engagé, toujours dans une optique globale de réduction de l’érosion des sols et les pollutions. Pour cela, un travail sur les pâtures et les rations alimentaires des animaux est en cours car de telles orientations impliquent des adaptations dans le mode de production.

En 2018, le groupe a participé à un projet MCDR (Mobilisation collective pour le développement rural) dans le cadre d’une réflexion sur la place des collectifs d’agriculteurs dans les politiques publiques agro-environnementales. Ce projet a permis de choisir le positionnement des collectifs d’agriculteurs comme acteurs et auteurs de ces politiques publiques autour d’enjeux auxquels ils sont confrontés au quotidien.

Aujourd’hui, le GDA continue de mener ses actions et, en 2019, est candidat à poursuivre l’expérimentation en inter-réseaux en participant au projet Eclat.

Actu du 2 avril 2019

Des tests au champ de désherbage mécanique
Geda du Ternois

Fin février 2019, les agriculteurs du Geda du Ternois (dans le Pas de Calais), ont organisé un tour de plaine spécial sur le désherbage mécanique. Avec leurs conseillers de la Chambre d’agriculture, les agriculteurs ont pu tester au champ deux outils (une houe rotative de 6 mètres et une herse étrille de 12 mètres) sur une parcelle de blé semée après betteraves mi-décembre, sans désherbage chimique. Découvrez en vidéo ces tests

 

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