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Les territoires de Terres de Sources et de la Haute-Rance


 

Un vaste périmètre d'expérimentation, propice à l'émergence d'initiatives locales.

Situé sur les départements des Côtes d’Armor et d’Ille et Vilaine, ce périmètre correspond au territoire de production éligible à la marque Terres de Sources®, incluant les aires d’alimentation en eau potable de l’agglomération rennaise.
La Collectivité Eau du Bassin Rennais, assure la production et la distribution de l’eau potable de 56 communes soit 500.000 habitants ; elle dispose de 12 ressources (captages, barrages) réparties sur ce territoire de 1500 km2 qui compte plusieurs bassins versants. Une expérimentation locale a démarré en 2019 sur le bassin versant de la Haute Rance
 

Le bassin de la Haute-Rance, un territoire très agricole et principale ressource en eau du bassin rennais

L’eau de ce grand bassin versant (370 km2 dont les deux tiers sont situés dans les Côtes-d’Armor) est captée au niveau du barrage de Rophémel, situé sur la commune de Guenroc, dans les Côtes-d’Armor. La retenue stocke principalement les eaux du fleuve de la Rance, dans un paysage nettement agricole, de sa source dans les monts du Mené jusqu’aux plateaux cultivés jouxtant le barrage. Le captage de Rophémel est l’une des principales ressources en eau du Bassin Rennais.

L’activité agricole est importante avec près de 450  élevages de lait, porcs et volailles, qui exploitent une surface agricole représentant 75% de la surface totale du bassin versant. 4 entreprises agroalimentaires sont également présentes, dont l’abattoir Kermené des Établissements Leclerc localisé à la source de la Rance. 16 000 habitants sont répartis sur les 34 communes, dont 23 ont leur centre-bourg sur le bassin versant. Le barrage de Rophémel sur la Rance est à double usage :

  • la production électrique (usage accessoire depuis 2015),
  • la production d'eau potable pour le bassin rennais (7 à 10 millions de m3/an)

En devenant propriétaire en 2015 du barrage, la Collectivité s’est engagée à restaurer la continuité écologique de ce cours d’eau, alors que le barrage constituait un obstacle infranchissable depuis sa création en 1934 notamment pour l’anguille. C’est cette espèce migratrice emblématique dont les effectifs ont chuté du fait de la pollution, du braconnage ou encore des obstacles physiques à leur migration qui a été définie prioritaire pour le barrage de Rophémel.

Les principaux enjeux pour l’atteinte des objectifs de bon état des milieux aquatiques sont :

  • la lutte contre la pollution des produits phytosanitaires (principalement les molécules de désherbants du maïs),
  • la lutte contre la dégradation de la morphologie des cours d'eau (notamment continuité écologique pour préservation de l'anguille),
  • la lutte contre l'eutrophisation de la retenue.

L'expérimentation du LabPSE


 

Une démarche de label, un salon, ... une expérimentation née de rencontres

Le label local Terres de Sources®, promeut les produits agricoles, issus d’exploitations du Bassin Rennais qui s’engagent à faire progresser leur mode de production pour protéger les ressources en eau.

En complément, le syndicat d’eau potable souhaitait aussi explorer les PSE pour engager encore plus d’agriculteurs du territoire vers une transition agroécologique. Mais par où commencer ? Une rencontre fortuite au cours la préparation du Salon aux Champs fin 2018 avec Jean-Noël Barbé et Wilfrid Perquis, deux agriculteurs voisins, membres du réseau CUMA. Convaincus de l'intérêt de développer une démarche de PSE, ils se sont portés tout de suite volontaires pour mener une expérimentation locale sur leur territoire de la Haute-Rance. La première rencontre entre acteurs eu lieu en janvier 2019. 

Une diversité d’acteurs locaux embarqués 

  • 4 agriculteurs du réseau CUMA
  • CMB-ARKEA
  • 2 communautés de communes
  • Eau du Bassin Rennais

Les enjeux ciblés pour la mise en place de PSE

Les motivations des acteurs impliqués pour la mise en place de PSE : 

  • Protéger la ressource en eau potable via la lutte contre l'érosion et la réduction des phyto,
  • Améliorer la qualité des eaux et des milieux aquatiques (notamment continuité écologique pour la préservation de l'anguille)
  • Restaurer la biodiversité via la restauration des milieux humides et du bocage.
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