Journée sur le thème du patrimoine du sol le 16 septembre 2017

Vision de deux salariés de la production agricole.

 

Un rassemblement des associations Clé de Sol, AOC Sols associations occitanes d'agriculteurs de conservation des sols ainsi que des membres des lycées agricoles de Fonlabour et Flamarens et M. Cazotte de la Direction département Tarn se sont retrouvé à Lavaur (81).

Dans un premier temps, en salle nous avons commencé par la compréhension de qu’est-ce que la conservation du sol. La signification, c’est un changement de pratique et une prise de conscience de l’ensemble de l’écosystème. Cette technique consiste à garder un couvert végétal sur les parcelles pour pouvoir protéger et préserver les sols, et de se fait éviter l’érosion. En même temps c’est aussi le travail du sol qui est moins mécanisé pour conserver l’activité microbienne et mieux gérer l’impact des intrants. Bien sûr ces changements ne se font en aucun cas tête baissé sans prendre le temps de se renseigner et d’échanger avec d’autres producteurs déjà ancrés dans ces pratiques. Puis avec l’agence de l’eau Adour Garonne nous revenons sur le procéder du suivi du cycle de l’eau. Pour se rendre compte que la dégradation des sols est liée à celui de l’eau. De par l’érosion, une étude prouve qu’environ 5 tonnes de terre est perdu par hectare avec les intrants (semis, humus, engrais, phyto) mis et qui part à la mer sur la période automne /hiver. Le but de ses nouveaux moyens se pratique selon la règle des trois F :

  • Fixer le sol. Pour l’améliorer il faut plus de Carbonne. J’augmente la matière organique par la biomasse des plantes qui va donc créer une couverture de sol continu et cette augmentation permet de fixer de la biodiversité pour construire de l’environnement

  • Freiner l’eau car elle ne cesse de couler et s’infiltre difficilement, la vitesse du vent mais par une production diversifier

  • Filtrer l’eau et l’air, par l’intermédiaire des plantes qui ont su fixer le soleil

Par la suite, il y a eu un débat de quatre agriculteurs de polyculture-élevage de la région sur leur pratique et vers quel avenir vont-ils. Durant l’après-midi, des ateliers pratiques sont mis pour mieux comprendre la théorie du matin et les débats:

  • Simulateur de pluie 

  • Découverte d’un profil de sol et savoir le lire

  • L’enjeu d’une bonne pression pneumatique pour éviter des tassements sur la parcelle

  • Divers profil de sol avec différente association de plante

Durant cette journée, il n’y a eu aucune différence agriculteurs, organismes et salariés de la production agricole tous unis dans la volonté de mieux comprendre ces nouveaux systèmes. Mais un détail m’interpelle encore pour ceux qui ont de l’appréhension ou trouve des excuses pour ne pas y regarder de plus près. Je vous rappelle que n’importe qui même le plus grand monarque ne sommes propriétaire de ce sol qui nous fait vivre. Dans un contexte où les problèmes climatiques s’aggravent, une population en augmentation, des charges toujours plus élevés et nos exploitations en difficulté à la merci des rapaces. Ces nouvelles pratiques, nous permettent une réduction des coûts, une économie mécanique car rien que pour le labour 65l à l’hectare de différence, une meilleure qualité de vie. Mais au-dessus on joue sur les marges mais allons plus loin vers la possibilité d’une plus-value de l’activité. En ne laissant pas comme habituellement les salariés de côtés mais en les prenant dans cette vague de challenge pour les rendre plus sensibles et plus autonomes sur les techniques.

Le monde agricole est une matière vivante et humaine où tous les acteurs qui la composent ont leur part de responsabilité pour transmettre à la future génération une terre saine et productive. Nous avons été ravis d’avoir assisté à une telle journée avec des personnes passionnés et ouvertes au dialogue sans sectarisme.

 

Armand Schmitt et Sébastien Lafon, L’association des salariés de la production agricole du Tarn.