VACCINATION DES ENFANTS :

ONZE VACCINS DESORMAIS OBLIGATOIRES

Les enfants nés à compter du 1er janvier 2018, se verront administrer onze vaccins obligatoires au lieu de trois actuellement. L’Assemblée nationale, a voté l’entrée en vigueur de cette extension afin d’augmenter la couverture de vaccination, c'est-à-dire la proportion de personnes vaccinées, en France et d’enrayer certaines maladies infectieuses, comme la rougeole.

A partir du 1er janvier 2018, les nourrissons devront se faire vacciner contre onze maladies au cours des deux premières années de leur vie. Aux trois vaccins qui sont déjà obligatoires (diphtérie, tétanos et poliomyélite, regroupés dans le DT-polio), vont donc s’ajouter huit vaccins, qui jusqu’ici étaient seulement recommandés (haemophilius influenzae B, coqueluche, rougeole, rubéole, oreillons, hépatite B, méningocoque C, et pneumocoque). Ces 11 vaccins seront administrés en dix injections étalées sur deux ans.

Une grande majorité des enfants reçoit déjà ces vaccins recommandés par les autorités sanitaires. Mais, pour celles-ci, la couverture actuelle n’est pas suffisante pour protéger la population.

Concernant les trois vaccins obligatoires à ce jour, la couverture est très bonne (près de 99% des personnes sont vaccinées), ce qui explique qu’aucun cas de diphtérie n’a été recensé depuis 1989. La rougeole, quant à elle, est moins bonne élève puisque 90 % des enfants reçoivent la première injection du vaccin et seulement 80 % la deuxième. Ces taux sont insuffisants pour interrompre la circulation du virus. L’éradication de la rougeole, en France, ne peut être atteinte que si au moins 95 % de la population reçoit deux doses de vaccin.

Depuis 2008, les cas de rougeole ne cessent d’augmenter : plus de 24 000 déclarés sur cette période. Près de 1 500 cas ont présenté une pneumopathie grave, 34 une complication neurologique et dix sont morts.

La vaccination a permis de sauver des millions de vies, en enrayant la transmission de certaines maladies infectieuses et en participant à leur éradication.

L'augmentation du nombre de vaccins obligatoires n'entraînera pas de coût supplémentaire pour les familles. Les vaccins seront pris en charge par l’Assurance maladie et par les mutuelles (excepté le ROR qui est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie).

Il n’est pas prévu, pour le moment, de sanctions pour les parents réticents qui refuseraient la vaccination pour leurs enfants. Cependant, comme c’est le cas avec le DTP, les enfants nés à partir du 1er janvier 2018 devront avoir reçu les onze vaccins du calendrier vaccinal pour être admis à l’école et en collectivité (crèche, garderie, colonie de vacances…).

 Service Communication

MSA Mayenne Orne Sarthe


HERBES HAUTES ET FORET : ATTENTION A LA MALADIE DE LYME


Avec les beaux jours vient le goût des balades dans les bois et à travers champs. Que l’on soit simple promeneur ou travailleur en forêt, le risque d’être piqué par une tique et de contracter la maladie de Lyme est présent. Il faut donc rester vigilant.

 

La maladie de Lyme est due à une bactérie appelée Borrelia. Il s’agit d’une zoonose transmise par la piqûre d’une tique répondant en France au nom d’Ixodes ricinus.

A chaque stade de son développement (larve, nymphe, adulte pour les femelles), la tique a besoin d’un repas sanguin qu’elle prend sur les vertébrés (oiseaux, petits et gros mammifères qui constituent le réservoir de la maladie, êtres humains). C’est à cette occasion qu’a lieu la contamination. La piqûre est indolore. La tique reste fixée en moyenne cinq jours à la peau pour se nourrir puis, elle se détache spontanément.

Toute piqûre de tique ne transmet pas forcément la maladie. On estime qu’une tique sur dix serait infectée par Borrelia.

 

Quelles sont les évolutions de la maladie ?

En dehors d’un traitement adapté, la maladie peut évoluer en plusieurs phases.

Une lésion rouge apparaît à l’endroit de la morsure. Elle se propage de façon centrifuge alors que le centre s’éclaircit. Tout rentre dans l’ordre progressivement, même sans traitement antibiotique. Mais, dans ce cas, des complications peuvent survenir quelques semaines à quelques années plus tard.

La personne piquée peut alors souffrir d’arythmie, de troubles de la vision, de paralysies, de douleurs diffuses, de méningite, de douleurs (arthralgies) ou de gonflements (arthrites) des grosses articulations.

Enfin, des années après, il est possible de voir se développer des amincissements de la peau (surtout aux jambes), des arthrites (genou en particulier), ou encore des paralysies.


Quelles mesures de prévention ?

Lors de toute activité en forêt ou dans les hautes herbes, portez des vêtements couvrant au maximum la peau (manches longues, pantalons, chaussures montantes, casquette). L’emploi de produits répulsifs (à appliquer régulièrement) peut être intéressant.

Après chaque retour d’un travail ou d’une promenade en forêt, inspectez-vous minutieusement le corps de la tête aux pieds pour vérifier que vous n’avez pas de tique. Vérifiez surtout les parties découvertes, sans oublier le cuir chevelu. Si la bête reste fixée moins de 24 h, elle n’aura pas le temps de transmettre la maladie.

Si vous constatez que la tique est restée, il existe en pharmacie des crochets spécialement conçus pour la retirer. Si vous n’en possédez pas, attrapez sa tête entre deux doigts ou avec une pince. Faites ensuite des mouvements de rotation - traction pour l’extraire. N’essayez surtout pas de l’endormir avec de l’éther, elle pourrait vomir et vous transmettre

ses virus. Désinfectez ensuite la plaie à l’alcool. Stérilisez la pince et lavez-vous bien les mains.

Aucun traitement n’est nécessaire à ce stade. Surveillez simplement l’apparition de signes locaux éventuels pendant un mois.

 

Le traitement

Si une plaque rouge apparaît autour de la piqûre, il faut consulter son médecin traitant. La maladie se soigne généralement très bien avec un traitement antibiotique bien suivi.

A l’heure actuelle, il n’existe aucun vaccin disponible en France contre la maladie de Lyme. Il est possible de la contracter plusieurs fois.

 

Une maladie professionnelle

La maladie de Lyme est inscrite au tableau 5 bis des maladies professionnelles dans le régime agricole pour certains travaux. Si l’on contracte cette affection, il faut donc en parler avec le médecin du travail ou 

son médecin traitant, en lui précisant son activité professionnelle.

 Service communication

MSA Mayenne Orne Sarthe

Signalement-Tique : 

une application smartphone pour

collecter des informations

 

Publié le 20 juillet 2017 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Se fait-on plutôt piquer par les tiques en forêt ou dans les parcs urbains ? Peut-on se faire piquer en hiver ? Quels sont les agents pathogènes les plus présents chez les tiques ? Vous voulez participer à la collecte d'informations en déclarant une piqûre ? C'est le moment d'utiliser « Signalement-Tique », une nouvelle application disponible en téléchargement gratuit pour les smartphones fonctionnant sous iOS ou Android.

Une fois l'application téléchargée sur votre téléphone (par le biais de Play Store ou d'App Store ), vous pouvez ensuite participer au projet de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) et de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) :

  • en déclarant une piqûre ou celle de votre animal domestique ;
  • en la géo-localisant;
  • en transmettant des photos ;
  • et même en envoyant les tiques aux équipes scientifiques.

Les données collectées doivent permettre de favoriser l'avancée des connaissances scientifiques nécessaires pour mieux comprendre et donc mieux prévenir les maladies transmissibles par les tiques.

A savoir : Les tiques sont les deuxièmes responsables (après les moustiques) de la transmission de maladies à l'espèce humaine, les tiques transmettant notamment des bactéries responsables de la maladie de Lyme (27 000 nouveaux cas par an en France).

 

Sources : Lettre service-public.fr n° 845 du 27 juillet 2017 #logement #feuxdeforêts #vacances #rentréescolaire #impôts

 


SEIRICH

 

(Système d’Evaluation et d’Information

sur les RIsques CHimiques en entreprise)


A partir de début 2017, la MSA propose aux entreprises du secteur agricole un accompagnement à la démarche d’Evaluation des Risques Chimiques avec l’outil développé par l'INRS, appelé SEIRICH (Système d’Evaluation et d’Information sur les RIsques CHimiques en entrerise).

Cette application est gratuite et destinée aux chefs d’entreprise, exploitants, responsables Qualité Hygiène Sécurité Environnement, chefs de cultures, services de santé au travail ainsi qu’aux toxicologues et experts des risques chimiques.

Conçu pour être accessible à toutes les entreprises, en particulier les PME et les TPE, SEIRICH propose une approche graduelle permettant son utilisation aussi bien par un utilisateur «néophyte» que par un expert.

S’inscrire dans la démarche vous permettra de mieux vous informer sur les produits chimiques, de repérer les produits dangereux (et pas que les phytos…), d’analyser les conditions d’utilisation de ces produits et de construire votre plan d’action afin d’améliorer vos conditions de travail.

Votre MSA peut vous accompagner (formation, conseils et interventions en entreprise…)

Chefs d’entrepreprise : Investir un peu de temps vous permettra de répondre à vos obligations règlementaires, d’améliorer vos conditions de travail, de mieux préserver votre santé et celles de vos salariés

Pour plus de renseignements vous pouvez consulter le site : MSA la maitrise du risque chimique

 
 

Christian CRUÇON

Responsable Adjoint Service Santé et Sécurité au Travail

de la MSA Mayenne-Orne-Sarthe